Une passion à travers des images
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"Promenade sentimentale"
Le couchant dardait ses rayons suprêmes
Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
Les grands nénuphars, entre les roseaux
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi j'errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l'étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j'errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l'epais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant des ces ondes blêmes
Et des nénuphars, parmi les roseaux,
Des grand nénuphars sur les calmes eaux.
Verlaine, poème saturniens
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